A priori je suis a posteriori

 

Dans la vie, il y a plein d’équipes et puis il y a ces deux-là : les « a priori » et les « a posteriori ».

 

Les  « a priori », c’est une équipe qui n’est pas sûre d’elle, alors elle commence souvent ses phrases par «  a priori ». C’est une équipe qui cherche à se rassurer en collant des étiquettes inamovibles à tout ce qui l’entoure. Il s’agit évidemment d’idées toutes faites sur la manière de plier ses chaussettes. Les « a priori », c’est un peu la bande annonce de l’intuition conditionnée par la société dans laquelle on évolue.

 

A priori, c’est surtout une équipe de faux modestes. Ceux qui mettent une distance pour pas que leur ego souffre : s’ils se trompent, c’est trop la honte.

L’équipe des  « a priori », ne fait pas de sport mais sait exactement comment les autres doivent le pratiquer. Éventuellement, l’équipe des « a priori » fait des paris, et c’est a posteriori qu’elle connait le résultat. C’est là que les deux équipes se rencontrent.

 

L’équipe des « a posteriori », c’est pour ceux qui réfléchissent mais après, quand c’est trop tard. C'est-à-dire qu’ils n’avaient pas pensé à réfléchir avant. Ils constatent, façon inspecteur des travaux mal finis. Et paf, ils se retrouvent assis, sur le cul, a posteriori. Ils font le truc et ensuite, ils réfléchissent. Ils e jettent à l'eau, ils foncent,ils agissent. L’équipe des « a posteriori » manquent d’a priori, mais elle est dans la vie.

 

 

Einstein a dit «  La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information ».