Pour un oui, pour un non.

Pour un oui, pour un non.

Ça va, ça va pas. Ça va, ça va pas. Ça va, ça va pas. 
On sait plus, on en a plein le cul.
On devient vulgaire, sa mère.
Rien ne dure. La peau dure, oui, pour les autres. L'apparence. Les alouettes et leurs miroirs qui brisent les ailes des rêveurs. Malheur.
Éphémères les états d'âme, finir à terre, dans un mur.
Pour un non, pour un oui
Le nom, le nom... Mais comment s'appellent-ils déjà ?
Tous ces gens qui passent dans nos vies. A quoi bon ? Rien ne sert de se souvenir. Tout le monde s'oublie. Allez vous en. Filez. Rien ni personne ne retient ce qui a été. Oublier.
Pour un oui, pour un non
Les saisons, irréelles et pourtant, elles nous salissent, dégueulasses, elles nous marchent dessus. La peau qui se tend, la peau qui se détend, la peau qui craque. Gercer. Brûler. Les fêlures. Le sang et la chair à vif.
A quoi bon. Pour un oui, pour un non.
La mémoire pas si vive qui enterre vite fait ce que la vie avait cru bon de laisser croître. Connasse. 
Pour un non, pour un oui.
L'humaine condition. Périr. Mais avant il faut en découdre. Les illusions en bataillon. Les peut-être, escampette. Pour un oui, pour un non, se perdre chaque jour, chaque instant. Le désert mais c'est encore trop, alors le néant. Plus rien. Silence assourdissant. Bouche sèche. S'éteindre comme une cigarette consumée en trois bouffées. Naissance, petit bout de vie et mort. 
Pour un non, pour un non. Plus un mot. Ah si, un seul, celui de la fin. La fin de tout, parce que tout a une fin.

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